François Ruy-Vidal est né à Paris en 1931.
Normalien, de 1951 à 1963, il est instituteur. Il travaille également dans le domaine du théâtre pour la jeunesse, dans le cadre des CEMEA (Centres d'Entraînement aux Méthodes d'Education Active).
C'est sa rencontre avec Harlin Quist en 1966, qui lui permet d'entrer dans le monde de l'édition pour la jeunesse. Selon Ruy-Vidal, il faut
« oublier la pédagogie pour qu'elle soit contenue dans des livres qui seront pédagogiques à différents degrés plus intéressants que le premier », c’est avec cette idée qu’il abordera toujours le livre pour enfants.
François Ruy-Vidal et Harlin Quist vont travailler six ans ensemble, une trentaine d'albums aussi surprenants par l'illustration que par le texte seront publiés. François Ruy-Vidal convainc de grands noms de la littérature française, comme Eugène Ionesco ou Marguerite Duras d'écrire des textes pour les enfants. En s’entourant d’illustrateurs considérés, à l'époque, comme d'avant-garde, il travaille avec Etienne Delessert, Nicole Claveloux, Mordillo, etc.
La collaboration avec Harlin Quist s’interrompt en 1972. François Ruy-Vidal poursuit son travail de concepteur chez Grasset. Ses idées s’affirment ; il déclare :
« Il n'y a pas d'art pour l'enfant, il y a de l'Art. Il n'y a pas de graphisme pour enfants, il y a le graphisme. Il n'y a pas de couleurs pour enfants, il y a les couleurs. Il n'y a pas de littérature pour enfants, il y a la littérature. ».
et ajoute : « En partant de ces quatre principes, on peut dire qu'un livre pour enfants est un bon livre quand il est un bon livre pour tout le monde. »
En 1976, il rentre aux Éditions Delarge, il en profitera pour rééditer Les Contes pour enfants de moins de trois ans d’Ionesco, initialement publiés chez Harlin Quist. Il continue également de publier des titres développant de nouvelles problématiques, telle celle de l'agressivité, de la peur et les relations familiales.
Il continue son périple éditorial en 1978 avec les Éditions de l'Amitié. Plusieurs ouvrages marquants, tel Le Bistouri de Mlle Dard, illustré par Jacques Lerouge, Le secret du domaine, de Pascal Quignard y verront le jour.
Le nom de François Ruy-Vidal et de toutes ces expériences éditoriales ont ainsi marqué le champ de la création.
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